February 2, 2012

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Le Baromètre de confiance d’Edelman 2012

La semaine dernière, Edelman a publié les conclusions de la douzième édition de son sondage international annuel le Baromètre de confiance d’Edelman 2012 (version disponible en anglais seulement). Aujourd’hui, à l’occasion du lancement des résultats du sondage pour le Canada, nos collègues et nos clients sont réunis à Toronto afin de participer à un panel d’experts animé par notre président et chef de la direction, Richard Edelman. Je profite de l’occasion pour partager quelques réflexions sur les résultats canadiens du Baromètre et la façon dont ils s’inscrivent dans l’environnement québécois.

Au fil des ans, le niveau de confiance des Canadiens envers nos grandes institutions et les figures d’autorités a beaucoup fluctué. Cette année, il est frappant de constater la chute dramatique  du niveau de confiance envers les gouvernements. En effet, près de la moitié des Canadiens (46 pour cent) affirment ne pas du tout avoir confiance en ce que racontent les leaders gouvernementaux.

Ce résultat n’étonne personne, particulièrement au Québec où l’année 2011 a été marquée par la tourmente politique, tant du côté provincial que municipal, mise à jour grâce à la contribution des médias. De la commission d’enquête publique sur la collusion et la corruption dans le domaine de la construction à l’effondrement des infrastructures, les citoyens semblent en avoir assez de la déresponsabilisation et de l’inertie des instances gouvernementales.

Le sondage révèle également qu’un écart de 50 points se creuse entre l’importance que les gouvernements devraient accorder à l’écoute des besoins et des commentaires des citoyens et la perception du public quant à la performance actuelle de ceux-ci. En outre, les représentants gouvernementaux sont maintenant perçus comme faisant partie des porte-paroles les moins crédibles au pays, alors que l’an dernier à peine, ils arrivaient au troisième rang des porte-paroles les plus crédibles.

Cette baisse de confiance dans les gouvernements offre aux entreprises une occasion unique d’exercer un leadership percutant et de s’investir davantage dans l’adoption de pratiques d’affaires éthiques et responsables et dans le développement de solutions pour répondre aux enjeux sociétaux. Il est également important de noter que la cote des chefs de direction accuse une forte baisse, puisqu’ils figurent au dernier rang des porte-paroles crédibles. Ainsi, les actions des entreprises seront communiquées plus efficacement par des experts ou des académiciens, « une personne comme moi », ou des employés, lesquels figurent aux premiers rangs des porte-paroles jugés crédibles.

Il sera intéressant de voir si les entreprises québécoises combleront ce vide au cours de l’année, alors qu’elles comprendront que les répercussions de l’inaction sont trop importantes pour être ignorées.

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